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Fonds Nationale de la Microfinance | Bénin - Mot de la Diretrice Générale
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La persistance de la crise économique mondiale, l’environnement économique et financier difficile, les tensions sociales de part et d’autre dans les pays en voie de développement notamment en Afrique, ont ralenti et fragilisé la reprise de l’économie. Ces facteurs conjugués ont inégalement affecté la croissance au sein des marchés émergents qui se sont pourtant distingués comme des principaux vecteurs de l’économie mondiale.

De nos jours, environ un cinquième de la population mondiale vit dans la pauvreté. Dans ce contexte socio-économique peu reluisant, la microfinance a connu une forte croissance. En effet, selon Jean-Marie SEVERINO,

Président de Convergences, « aujourd’hui plus de 100 millions de clients sont servis dans le monde par plusieurs milliers d’institutions de microfinance » Cet essor rapide, positionne la microfinance comme un instrument majeur d’inclusion financière, même si le secteur a connu des crises qui appellent à la mise en œuvre de modèles économiques plus responsables pour assurer la pérennité de sa mission.

Au regard d’une part, du développement rapide du secteur et à moins d’un an de l’échéance des Objectifs du Millénaire pour le Développement, d’autre part, il devient opportun pour tous les acteurs du secteur de s’interroger sur le potentiel de la microfinance dans les prochaines décennies. Quelle sera la valeur ajoutée du secteur dans les perspectives de développement pour l’après-2015 ? Quels sont les enjeux pour un plus grand impact social de la microfinance? Ce sont des sujets préoccupants qui doivent interpeler tous les acteurs du développement. Plusieurs chercheurs et professionnels du monde entier ont démontré que les pays en voie développement peuvent encore faire confiance au potentiel de la microfinance à contribuer à l’inclusion sociale, économique et financière des populations les plus démunies. Le secteur est également prêt à mettre en œuvre les mesures nécessaires pour que les pratiques des acteurs soient plus responsables, innovantes et aient un impact plus important. Avec l’appel mondial pour une microfinance responsable, l’industrie de la microfinance est de plus en plus consciente de sa responsabilité à garantir des services financiers qui ne nuisent pas à ses clients et amener toutes les parties prenantes à jouer leur partition afin que la microfinance puisse contribuer efficacement à la réduction de la pauvreté et la réalisation des OMD. A cet égard, la promotion de l’inclusion financière doit devenir le leitmotiv de la microfinance. Pour y parvenir, la microfinance doit jouer un rôle déterminant en adoptant des pratiques responsables et novatrices à travers la mise en place des mécanismes spécifiques innovants ayant un impact positif et durable du point de vue socio-économique sur les populations pauvres. Cela passera par l’élargissement de l’éventail des produits et services, le développement de produits et canaux de distribution innovants, la mise en place de mécanismes spécifiques adaptés afin d’accroître non seulement l’accès aux services financiers et non financiers mais aussi de concilier les deux missions économique et sociale de la microfinance. Après la déclaration de Maya faite en septembre 2011, par l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI), il est indéniable que le secteur de la microfinance constitue de nos jours, une opportunité à saisir par les décideurs à travers l’exploitation du potentiel économique et social des plus de 2,5 milliards de personnes adultes « non bancarisées » dans le monde. Pour cela, il urge que les économies africaines saisissent cette opportunité et que des mécanismes spécifiques appropriés qui intègrent le contexte socio-économique de chaque pays soient développés par les acteurs en vue de la mise en œuvre des solutions endogènes adaptées au développement de la promotion de l’inclusion financière et de l’investissement socialement responsable.

C’est dans ce contexte que s’inscrit depuis 2006, la vision du Gouvernement Béninois, sous l’impulsion du Président, le Dr Boni YAYI. En effet, considérant l’inclusion financière comme un levier stratégique de développement, le Bénin envisage de construire un secteur financier solide répondant aux normes internationales, et respectant les standards de l’espace monétaire ouest africain, dans lequel le secteur financier décentralisé s’intègre parfaitement à un secteur financier global et faisant de l’impact social une préoccupation cardinale à côté du profit. Cet engagement de l’Etat béninois qui se manifeste par une volonté politique soutenue par des accompagnements du secteur, vient confirmer que l’accès au financement est un vecteur principal de lutte contre la pauvreté dans les principaux déterminants de la pauvreté. C’est ainsi que depuis 2006, le Fonds National de la Microfinance (FNM) vit le jour pour jouer le rôle prépondérant dans cette politique du Gouvernement béninois. Il a été certifié Iso 9001 en 2012. De par son professionnalisme et la pertinence de ses interventions, il a effectué d’énormes progrès en accompagnant le secteur dans la recherche de solutions pertinentes aux défis et challenges contemporains. En huit ans d’existence, il a pu se positionner dans l’architecture financière béninoise comme le dispositif adéquat pour la promotion de l’inclusion financière qui fonctionne comme un écosystème dans lequel les pauvres, les plus pauvres, les micro et très petits entrepreneurs trouvent les solutions adaptées à leurs difficultés d’accès au financement pour le développement de leurs activités par le biais des SFD. A tout cela s’ajoute l’ancrage bancaire créé entre les banques et les Systèmes Financiers Décentralisés pour faciliter à ces SFD l’accès aux ressources à des taux préférentiels. L’institution, au cours de cette année, a amorcé de nouveaux chantiers en ce qui concerne ses interventions. Il s’agit notamment de :

  • Programme de Micro Crédit aux Plus Pauvres–Nouvelle Génération (MCPP-NG) qui n’est qu’une version améliorée de l’ancien programme dont l’opérationnalisation a induit des résultats élogieux eu égard aux attentes. Les différentes études évaluation réalisées ont révélé d’une part, le lien existant entre six (06) des huit (08) objectifs pour le Développement du Millénaire (OMD) et d’autre part la nécessité d’opérer des réajustements pour accroître la portée et pour poser les bases véritables de sa pérennisation. Tous ces facteurs ont conduit au nouveau programme de MCPP-NG ;
  • produit de Micro Assurance Vie qui vient renforcer le programme de micro crédit aux plus pauvres. Il offre une garantie principale relative au remboursement de l’encours du crédit au SFD en cas du décès de l’assuré principal qui est le bénéficiaire du MCPP-NG, le paiement des frais d’obsèques en cas de décès d’un proche (conjoint, ascendant, descendants…)
  • la microfinance participative à travers le financement des micros et très petites entreprises. Il s’agit de l’opérationnalisation d’un volet de la composante ligne de microfinance du Projet Intégré d’appui à la Microfinance en République du Bénin (PIAMF_Ben) dans le cadre d’un accord de financement obtenu près de la Banque Islamique de Développement (BID). Cette nouvelle approche tranche avec la finance conventionnelle en ce sens qu’elle fait du pauvre un partenaire d’affaires et partage le risque (perte ou profit). Ce mode de financement tire ses fondamentaux de la finance islamique ;
  • la capacitation des plus pauvres en formation professionnelle, apprentissage, alphabétisation et sensibilisation dans le cadre du partenariat avec la Banque islamique de Développement;
  • le renforcement de la finance agricole à travers la mise en œuvre du Projet d’Appui à la Croissance Economique Rurale dans le cadre du Programme Cadre des Interventions du FIDA en milieu rural au Bénin (PROCAR). Ce projet vise à consolider et prolonger les acquis des précédents projets et programmes du FIDA et aider au développement du secteur privé local, à travers la promotion des micros et petites entreprises rurales œuvrant dans les quatre (04) principales filières ciblées (le riz, le maraîchage, l’ananas et les racines/ tubercules). Dans ce projet, le FNM assure la gestion du volet financement par le truchement des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) qui sont ses partenaires stratégiques ;
  • l’assistance aux SFD pour leur mise en conformité à la nouvelle réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés au Bénin. Toutes ces réformes ont pu être opérationnalisées grâce à l’engagement et la motivation de la jeune équipe que constitue l’ensemble des agents du FNM que je tiens à féliciter et à encourager pour leur abnégation et leur bravoure.

A ce sixième rendez-vous de notre publication annuelle, nous venons partager avec vous, les modestes performances de l’institution, nos ambitions sur les challenges du secteur pour le prochain horizon temporel.

En 2015, le plan stratégique quinquennal 2011-2015 du FNM viendra à son terme. Son opérationnalisation sera soumise à l’évaluation pour élaborer un nouveau plan qui tiendra compte des enjeux du secteur pour un plus grand impact social.

A cet effet, voulant une fois encore compter sur votre soutien indéfectible à travers vos contributions, expériences et conseils en vue de l’amélioration des interventions du FNM, nous comptons mobiliser nos énergies pour la poursuite de la promotion de l’inclusion financière. Cela se traduira par les actions ci-après:

  • poursuivre les réformes institutionnelles engagées pour la pérennisation du FNM
  • maintenir le positionnement du Fonds National de la Microfinance comme une institution de référence au plan national et international dans les domaines de la finance inclusive et de la bonne gouvernance ;
  • doter le FNM d’un nouveau plan stratégique quinquennal pour l’horizon 2016-2020 qui tiendra compte du rôle du secteur de la microfinance dans l’agenda de développement pour l’après 2015 ;
  • œuvrer à avoir tous les SFD agréés comme partenaires pour les différentes interventions du FNM ;
  • poursuivre la recherche de ressources complémentaires près des partenaires techniques et financiers pour permettre à l’institution d’élargir sa gamme de produits et services ;
  • poursuivre la diversification des produits et l’accroissement de leur pertinence pour avoir un impact plus important ;
  • accompagner le secteur dans les innovations technologiques notamment assurer le leadership sur les préalables devant aboutir à la mise en œuvre du mobile banking par les SFD;
  • veiller à la gestion de la performance sociale par les SFD à travers une meilleure prise en compte des besoins des clients SFD par leurs offres de produits et services.

Aussi, continuerons–nous à promouvoir la finance participative à travers le financement des Micro et Très Petites Entreprises (MTPE) pour le grand bien des promoteurs individuels et des groupes. Ce qui permettra aux SFD de développer de nouvelles aptitudes avec les pauvres en les considérant désormais comme des partenaires de business.

Enfin, pour mener à bien sa mission, le FNM dotera son personnel d'un espace de travail ultra moderne en lui faisant intégrer le nouveau bâtiment abritant le siège de l’institution car comme le dit l’adage populaire: ''Un homme, une mission, des moyens''. Il ressort de ces perspectives donc que l’innovation technologique, l’amélioration de l’offre et de l’accès du client aux produits et services, ainsi que la responsabilisation des acteurs, la mise en place d'un cadre réglementaire stable et adapté qui favorisent l’inclusion, l’intégrité et la stabilité financière, constituent des leviers à activer pour permettre à la microfinance d’affirmer sa légitimité et son potentiel de développement capable de toucher les populations les plus démunies. Nous voudrions pouvoir compter sur la fédération de nos expertises (chercheurs, praticiens, professionnels du secteur, décideurs et investisseurs) et sur les pratiques des différentes parties prenantes pour que l’Afrique soit au rendez-vous de l’inclusion financière par une microfinance responsable. Le FNM attend vos critiques constructives et riches expériences pour améliorer ses interventions et accomplir sa vision de devenir une institution de référence pour le secteur.

Rendez-vous à l’année prochaine pour un nouveau bilan et de nouveaux défis

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